Prison de Kerbrient. Plusieurs détenus ont reçu leur diplôme

Onze détenus ont reçu leurs diplômes, hier matin, au centre pénitentiaire de Kerbrient : premières épreuves de CAP, Diplôme national du brevet (dont un avec mention très bien), certificat de remise à niveau en langue française et une formation pour le permis de conduire. Une cérémonie valorisant le travail accompli a réuni diplômés, personnel de l’enseignement, en présence de Michel Quéré, recteur de l’Académie de Rennes, de Françoise Favreau, directrice académique des services de l’Éducation nationale et de Jean-Paul Chapu, directeur du centre pénitentiaire. Ces diplômes ont été remis par Gwénola Le Deuff, responsable de l’enseignement, et par les représentants de l’Éducation nationale.

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© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/prison-de-kerbrient-plusieurs-detenus-ont-recu-leur-diplome-04-11-2015-10837176.php

Prisons : des détenus victimes de mauvais traitements

On dit qu’on mesure le degré de civilisation d’une société à la manière dont elle traite ses prisonniers. A ce titre, la France, patrie des droits de l’Homme, a peut-être quelques questions à se poser. Le Comité de prévention de la torture (CPT), émanation du Conseil de l’Europe, vient d’achever sa visite sur le territoire. Pendant deux semaines, ses membres ont inspecté les lieux de détention du pays afin d’évaluer le traitement réservé aux personnes privées de liberté. Lire la suite

Le nouveau centre pénitentiaire de Valence table sur la réinsertion active

Inspiré de centres étrangers, le 1er établissement pénitentiaire français à réinsertion active (Valence) a accueilli dimanche 8 novembre ses premiers détenus.

Soit 148 personnes jusque-là détenues à la maison d’arrêt de l’avenue de Chabeuil (qui datait de 1866… et dont les femmes ont été tansférées à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas). La capacité totale est de 464 places (uniquement des hommes majeurs).

Deux objectifs majeurs : améliorer les conditions de détention et les conditions de travail des personnels, et puis préparer la réinsertion avec 5 heures d’activités encadrées obligatoires, prévenir la récidive et lutter contre le suicide.

Le nouveau centre pénitentiaire drômois – qui « mixe » maison d’arrêt et maison centrale – a été conduit et est géré selon un partenariat public-privé (groupement Spie-Batignolles-Gepsa). Le bail est de 25 ans. Lire la suite

3 M € d’investissement. Côté incarcération : 2 quartiers maison d’arrêt (2 X 164 places), un quartier maison centrale (120 places), un quartier d’accueil et d’évaluation pour hommes majeurs, un quartier d’isolement (14 places), un quartier disciplinaire (7 places). Vu la position géographique de Valence, la maison centrale devrait être très demandée, le Sud-Est n’en comtpe que deux autres (Arles, Lyon). Prochains centres à ouvrir sur le même modèle : Beauvais, Riom.

L’aumônier des prisons et la récidive

Un des grand problèmes de l’administration pénitentiaire s’appelle « la récidive ». On préfère certainement, et de loin, parler de la vétusté des bâtiments pour ne pas évoquer ce résultat d’inefficacité carcérale. En effet, des environs 65.000 détenus en France (dont 4% seulement des femmes) un minimum de 50% des détenus récidivent et reviennent à la case prison.

 Or, de nos jours il n’est déjà pas facile de faire un projet de vie qui tienne la route quand on est libre, bien éduqué avec une bonne scolarisation et un bon équilibre psychologique. En revanche, dans l’univers carcéral, derrière les murs, dans ce monde à part, cet exercice s’avère très difficile. Encore bien davantage pour un récidiviste (ou un multirécidiviste). Pour lui, ou pour elle, ça devient franchement de l’ordre de l’exploit. Continuer à lire … « L’aumônier des prisons et la récidive »

Faciliter l’entraide pénale internationale

Réunion des points de contact français du Réseau Judiciaire Européen

rje-une_articleCette rencontre organisée le 10 novembre 2015, dans les locaux parisiens de l’Ecole nationale de la magistrature, a permis à la trentaine de magistrats présents de partager leur expérience de terrain. L’objectif : faire progresser la coopération judiciaire en matière pénale au sein de l’Union européenne.

« Un instrument de coopération judiciaire de proximité qui a fait ses preuves ». C’est ainsi que Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, a qualifié le Réseau Judiciaire Européen (RJE) lors de l’ouverture de cette journée. Composé de magistrats praticiens de l’entraide en matière pénale, ce Réseau a pour objectif de faciliter l’exécution et la coordination des demandes d’entraide pénales au sein de l’Union européenne. lire la suite

Le sens de la peine et le droit à l’oubli

nantes_1_20151206Colloque au Casier judiciaire national

De l’inscription de la sanction dans la chair du condamné à la réforme pénale de 2014 qui a consacré le principe de l’individualisation des peines, quelles ont été les logiques qui ont présidé à l’évolution historique du sens conféré à la peine prononcée à l’encontre d’un individu ? A quelles fonctions – sociales, symboliques ou pratiques – répondent les sanctions ? Comment sont mémorisées les condamnations et comment conjuguer l’injonction du droit à l’oubli avec le déploiement des nouvelles technologies et la mise en place de fichiers pour conserver les condamnations ? lire la suite