Associations nationales d’aide aux détenus et sortants de prison

Se réinsérer après une incarcération Article : CAF

Difficultés financières

Trouver un logement et un emploi : deux des nombreux obstacles que doivent surmonter les détenus à leur sortie de prison. Il est donc important de les aider à construire un projet de réinsertion pendant et après leur détention.

 Une statistique : près de 40 % des personnes incarcérées n’ont jamais travaillé avant leur séjour en prison. Il est donc important de leur assurer des conditions de sortie favorables, même si le retour à une vie normale reste une étape délicate.

Interlocuteur référent, le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) a pour vocation de faciliter cette transition. Chargé de l’accompagnement et du suivi des détenus, il est leur interlocuteur privilégié, pour préparer leur sortie, leur permettre d’accéder aux dispositifs d’insertion et de garder le contact avec leur famille.

Se former en prison

Au sein de l’établissement pénitentiaire et à l’extérieur, le Spip propose diverses options, telles que suivre un enseignement scolaire, adapté au niveau de chacun, y compris par correspondance.

Les prisonniers peuvent également accéder à une formation professionnelle, rémunérée ou non. Il est possible de travailler, y compris à son compte, ce qui permet de se constituer un pécule, utile une fois sorti de prison. Un conseiller Pôle emploi peut aussi les suivre, dans le cadre du dispositif mis en place avec l’administration pénitentiaire.

Autre difficulté à la sortie de prison : trouver un logement. Pour éviter la spirale infernale, il est impératif de se chercher un toit immédiatement : chez un ami ou un membre de la famille, dans un centre d’hébergement géré par une association… Le Spip du lieu de résidence peut continuer à épauler les détenus jusqu’à six mois après leur libération.

Se faire aider

Dans tous les cas, il ne faut pas oublier de prévenir divers organismes de la fin de sa détention, en se munissant de toutes les pièces justificatives, dont le billet de sortie. Faute d’activité professionnelle, il est ainsi indispensable de s’inscrire à Pôle emploi, qui attribue notamment l’allocation temporaire d’attente (Ata), réservée aux anciens détenus, sous conditions.

La Caf peut octroyer certaines prestations (le Rsa, notamment) et orienter dans les démarches à effectuer. Il est également nécessaire de contacter l’Assurance maladie – car la gratuité des soins cesse à la fin de la détention – et le centre des impôts de son lieu de résidence.

Enfin, de nombreuses associations épaulent les anciens détenus à leur sortie et en prison. Elles les soutiennent dans leur recherche de solutions d’hébergement, leurs démarches, et leur permettent de recevoir du courrier à une adresse fixe. Elles offrent également à ceux en grande difficulté la possibilité de se doucher, de laver leur linge ou encore de se nourrir.

Pour aller plus loin

– Annuaire des associations nationales d’aide aux détenus et sortants de prison (publié en 2005) (PDF)

– Toutes les aides de la Caf après un séjour en prison

– Toutes les informations de la Caf sur le Rsa

– Article sur la revalorisation du Rsa (1er janvier 2015)